Se connecter
Chronique 26-10-2007 par Fred 2 min de lecture

Jeroan Drive — The Stones Remain In Silence

L’Europe n’est pas en reste en ce qui concerne la scène post-hard-core et cela fait plaisir. Outre-Atlantique la scène influencée par des groupes comme ISIS, RED SPAROWES ou NEUROSIS domine, mais au-delà de leurs qualités indéniables peine parfois à se renouveler. En Europe, à l’instar de DEVIL SOLD HIS SOUL (chroniqué récemment), OVERMARS, GENERAL LEE, ou encore AMEN RA (pour ne citer que ceux-là), elle fait preuve à la fois de richesse et de diversité.

Les Norvégiens de JEROAN DRIVE ne vont pas faire exception à la règle. Sorti sur le jeune label Yesterday’s Gone Records, ce premier album pour le groupe marque les esprits.

De préférence direct, The Stones Remain In Silence offre 11 plages (12 si on inclut la blague finale intitulée No Music) plutôt courtes.

JEROAN DRIVE envoie une musique puissante, nerveuse mais aussi sensible. Les différentes voix s’entremêlent autour d’un chant principalement écorché, tendu et aigu. Le groupe n’hésite pas à multiplier les invitations vocales dont celles, féminines de Jannicke Larsen et de Christine Sandtorv (EPHEMERA) sur The Greatest Betrayal ou encore celle de Silje Wergeland (OCTAVIA SPERATI) sur l’unique longue plage titulaire (17 minutes 35 secondes mais avec une blanc). Déjà donc au niveau vocal, JEROAN DRIVE évite de nombreux pièges redondant et lassant.

Les Norvégiens provoquent également la bonne surprise au niveau instrumentation. Quelques instruments, même si souvent numérisés, peu habituels dans le genre (ou même dans le rock) ont été mêlés au jeu pétillant et abrasif du groupe. On retrouve ainsi quelques notes d’accordéons, de xylophone, de piano, d’instruments à cordes …

JEROAN DRIVE affirme un jeu nerveux comparable à des groupes comme DRIVE LIKE JEHU, REFUSED ou encore JR EWING plutôt qu’une lourdeur métallique. Les influences punk et noise sont également bien présentes et on ne peut s’empêcher par moment de penser à THE JESUS LIZARD pour cette rythmique efficace et puissante. Humeurs et émotions sont toutefois bien présentes, sombres et mélancoliques. Heart My Get On explose d’ailleurs littéralement ses ambiances, avec un chant proche de celui de Robin Proper Shepard (SOPHIA), cette tristesse devient palpable et l’ombre de THE GOD MACHINE n’est plus très loin.

The Stones Remain In Silence se révèle donc un excellent album qui puise ses influences dans de nombreux groupes mais tout en se les appropriant parfaitement pour en tirer le meilleur et en dégager sa propre personnalité et ses propres couleurs. Un album qui évite toute lassitude et séduit immédiatement.

À lire ensuite

Namur (Belvédère), le 30-10-2026
Photos Hier

Alaska Gold Rush

Namur (Belvédère), le 30-10-2026 — 16 photos

par Joachim

Evanescence au Graspop
News 30-10-2026

Evanescence au Graspop

Après dix ans, Evanescence retourne à Dessel le vendredi 18 juin 2027 en tant que tête d'affiche du South Stage. Le Graspop aura lieu du 17 au 20 juin 2027.

Uriah Heep : un dernier tour de magie
Live report 28-10-2026

Uriah Heep : un dernier tour de magie

On a parfois tendance à les oublier mais Uriah Heep reste l’un des groupes précurseurs du Hard Rock et du Heavy. Formé en 1969 à l’époque des Led Zep’ et…

par Guillaume

Architects - Holy Hell
Chronique 09-11-2018

Architects - Holy Hell

Il aura fallu un peu plus d’une décennie et sept albums studio pour qu’ Architects se construise une notoriété qui dépasse la population des amateurs de…

par Renaud

Bruxelles (Magasin 4), le 25-04-2016
Photos 26-04-2016

Karma To Burn

Bruxelles (Magasin 4), le 25-04-2016 — 20 photos

par Fred