Mike Harris définit lui-même le son de Scorn comme étant une concentration sur la pesanteur et la pression… voilà donc une entrée en matière relativement précise, ajoutez à cela le fait que Mr Harris utilise a foisons des drones pour composer ses mélodies en en variant les fréquences et vous comprendrez que l’on est loin, très loin de l’image —d’Epinal— conviviale, chaude voire exotique que l’on se fait communément du Dub…
Tout au long des 8 titres on est en présence d’un dub atmosphérique jouant sur des sensations primales, le dub urbain —quasi industriel— de Scorn est froid, ondulant et rampant tel un serpent se déplaçant sur le sol. Rien d’agressif ou de frontal dans les sentiments que procurent l’écoute, tout est dans la suggestion, la froideur s’immisce et vous glace intérieurement. La rythmique, elle est écrasante, entêtante, enveloppante et pénétrante. Les sonorités atmosphériques s’insinuent en vous par vos pores elles vous mènent à un état quasi hypnotique, évoquant mantras ou tout autre pratique chamanique.

Napalm Death