Cette évolution permet ainsi à VICTIMS de diversifier un peu son style et de se recycler à défaut de pondre un album résolument neuf. Les titres s’enchaînent bien évidemment et VICTIMS trace sa route sans crier gare ni se retourner un instant. Sans remord ni regret, les 16 titres se prennent de pleine face à peine en 24 minutes.
À l’écoute, Killer semble plutôt bon. Le groupe décharge et nous, on avale sans rechigner. Quand tout s’arrête, en fait il ne reste plus grand chose de l’album. Une bonne dose d’énergie et d’adrénaline plus tard, l’esprit n’est pas marqué. À peine se souvient-on de d’avoir scandé à tue-tête sur The Burning Fire ou sur Holy Shit. Killer passe comme un train à grande vitesse,… laissant un « waouw » sur les lèvres, cheveux ébouriffés. Mais une fois passé, on rencontre des difficultés à donner la couleur du train et à décrire sa forme…
L’album illustré par Ryan Pattersson (DOOMRIDERS) se vit sur l’instant puis s’oublie presqu’aussi vite que l’exécution du trio. Bon mais pas mémorable, Killer se remet aisément dans le lecteur quand il tombe sous la main ou quand on y pense. Mais il s’en décolle aussi un peu trop facilement pour laisser sa place à d’autres.

Victims
Zeke