Sauf qu'ici, la demoiselle a plus d'un tour dans son sac : passant allègrement du français à l'anglais sans une pointe d'accent, elle fait preuve d'une énergie qui fait plaisir à entendre. Sa voix impressionnante passe des graves très graves aux aigus très aigus, à la façon d'une Catherine Ringer quand elle avait encore la pêche. Musicalement, ce premier album est on ne peut plus rock, à peine apaisé par l'une ou l'autre ballade. Le titre d'ouverture, Make me pretty, nous plonge dans le vif su sujet : de l'énergie pure mâtinée de sexe, de sueur et de rock'n'roll ! Une entrée en la matière tellement rentre-dedans que la suite peut sembler fade à la première écoute, mais ce serait dommage de passer à coté, car cela faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu une telle boule de nerfs au féminin.
Pour s'en rendre compte de visu, Victoria Tibblin sera au Festival Les Ardentes à Liège, le 10 juillet prochain.