Si le terme Sludge apparaissait bien plus tard et que les prouesses techniques contemporaines permettent de repousser constamment le son dans de nouvelles dimensions, PINK FLOYD fut bien le pionné d’un genre où UFOMAMMUT excelle aujourd’hui.
Probablement que les adorateurs actuels de PINK FLOYD fuiraient UFOMAMMUT car trop démesuré pour eux. Un son monolithique composé de guitares colossales, de frappes sismiques et d’une basse bourdonnante serait vraisemblablement trop abyssal pour leur psychédélisme de salon. Pourtant l’affiliation des Italiens atteint son paroxysme avec cet album.
7 titres que ne renieraient certainement pas les membres à l’époque. Les parallèles, sous forme de clins d’œil et d’hommages inspirés sont nombreux. Une appropriation et une réactualisation maîtrisées de la part de UFOMAMMUT rendent magistral un album qui se conclut par un interminable titre tout aussi monumental (Void… Elephantom).
Le son saturé et étouffé de Idolum ancre les atmosphères pesantes dans le cerveau et les soubresauts psychédéliques tourmentent l’esprit. Les assauts sonores sont douloureux et monstrueux, imposant une apesanteur hypnotique mais assommante. Idolum est une expérience où peu sorte indemne et une aventure sonore à oser et à mériter.

Ufomammut
Pink Floyd