de nombreux morceaux sur diverses compilations.
Rzatz qui est en fait l’ingénieur du son du studio Jarring Effects et qui donc des années durant, une dizaine, était bien plus qu’active dans l’ombre, elle était un acteur majeur et vital de l'ombre...
La demoiselle a commencé à faire de la musique confidentiellement avec Aku-Fen, et elle sait toujours bien s’entourer car nombre d’invités, fruit de ses rencontres et collaborations passées, ont participés à cet album. On peut dénombrer, entre autres : Carbon copies (Picore), Takeshi Yoshimura (Azian Z)...
On aurait pu craindre que cet album ne soit que la somme des influences des artistes du label Jarring Effects, sorte de compilation putassière et incestueuse prenant la vulgaire forme d’un best of qui n’ose dire son nom. Fort heureusement, il n’en est rien ! Créant son propre univers, mêlant allégrement arabe, japonais ou encore l'anglais, les morceaux développent nettement une atmosphère sombre, inquiétante, un brin pesante voire carrément froide et métallique (comme sur le morceau nothing’s still something et sa rythmique sèche et robot mécanique), comme la parfaite bande-son d’un nouveau Blade-Runner…
Certes, rien de bien joyeux de prime abord et lors des toutes premières écoutes, mais l’expérience demande une certaine maturation, voire une certaine maturité.