À l’instar de sa plage d’ouverture (Island Of The Damned) et de différents soli de guitares, les influences se sont un peu éloignées du Punk époque THE CLASH ou SEX PISTOLS pour s’orienter vers un rock’n’roll à la MOTORHEAD (ISLAND OF THE DAMNED en particulier) ou le Punk intégrant progressivement le son du Métal des années 80.
Encore une fois, je me dois d’être rassurant pour les supporters du groupe. SPORT DOEN ne joue pas du GUNS ‘n’ ROSES non plus. Il a gardé sa présence et son urgence. À l’exception de (There is) No Curfew, la moyenne d’une chanson sportive tourne toujours aux alentours des 2 minutes et trente secondes. On retrouve d’ailleurs sur le disque d’anciens morceaux réenregistrés et réinterprétés dans le style de l’album. Do You Remember ? reste un de mes titres préférés.
La production est propre tout en restant bien accrocheuse et sauvage. Les morceaux enregistrés ont la même intensité que joués en concert. On s’attend d’ailleurs à voir débouler son chanteur torse nu dans son salon. Ce n’est pas très rassurant quand on pense que le groupe serait capable d’une telle invasion.
C’est avec 16 titres (17 si on ajoute la plage cachée) que SPORT DOEN réussit l’exploit de l’album irrésistible, bagarreur et authentique. Digeste et simplement efficace, il cavale droit au but. Le prochain album s’annonce déjà comme un défi aussi ardu qu’un record du monde à battre. Et SPORT DOEN peut compter sur ses Hooligans (Sport Doen’s Big Bad Mean Brussels Ethylic Choir) pour l’encourager. « Well, girl, you and me, all these things that cannot be. Well girl, me and you, tonight there is no curfew… » résone déjà dans tous les stades.

Sport Doen
Sex Pistols
Guns N' Roses