Tout N’est Pas Rose, ce sont 10 titres qui relatent les déboires amoureux d’un gars que sa petite amie (Rose) a quitté suite à son infidélité. Saralou est le point de départ de cette rupture. La chanson est guillerette comme une aventure légère et sans conséquence… du moins le croyait-il. La suite de l’album par le jeu des textes (en différentes langues : français, anglais, espagnole) va nous raconter l’état d’esprit qui en découlera et ses aventures. Là où JNEB exploite à merveille l’idée, c’est en jouant sur les styles. Rock, electro-rock, breakbeat, punk-rock, influences hispaniques, cuivres, piano,… colorent chaque titre d’émotions particulières et l’histoire se raconte seule. On pénètre littéralement dans la tête du personnage sans jamais forcer. L’histoire que nous raconte JNEB pourrait faire l’objet d’un film où Tout N’est Pas Rose jouerait le rôle de bande-son toute trouvée, renforçant les émois traduits durant la narration.
Les titres qui suivent Saralou sont imprégnés d’une tristesse (La Vie Sans Rose), conséquence de la rupture, puis de fêtes et d’une forme de liberté retrouvée. Parce qu’il faut bien rebondir, notre personnage multiplie les sorties ou voyages et rencontre différentes filles au passage. Au bout d’un temps, de cette vie, en apparence amusante, découle la solitude et le manque engendrés par l’absence de Rose, cette fille avec qui un vrai bout de chemin avait été parcouru. Progressivement notre personnage réfléchit et prend conscience de ce qu’il a perdu. Le disque devient plus introspectif et mélancolique. La fin de l’histoire (La vie avec Rose) reste ouverte et l’espoir pointe peut-être son nez.
Les ruptures sont difficiles. On se tourne généralement vers l’entourage et les ami(e)s pour se reconstruire. Comme pour illustrer cet aspect de la vie, JNEB a fait de même en conviant ses connaissances lilloises et du Nord (MARCEL ET SON ORCHESTRE, CARVING, LES SUPREMES DINDES, LA RUDA, DIGITAL SOAP, SKIP THE USE,…).
JNEB a choisi un sujet plutôt universel qu’il a surtout su retranscrire dans un langage universel. C’est le point fort de l’album qui au-delà des chapelles musicales, parle à chacun par sa sensibilité.


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