C’est dans un début cacophonique que démarre l’album pour progressivement s’inscrire dans une ambiance lente, collante, rampante et hypnotisante.
L’album est captivant du début à la fin. On pénètre ou plutôt on se laisse pénétrer par l’univers onirique et lovecraftien, étrange, noir mais pas complètement des Gantois. The Nebulous Dreams porte bien son nom. Une sorte de rêve éveillé auquel il est difficile de s’échapper qui est à la fois effrayant et chaleureux. L’effet est comparable à un opiacé. Extase et déprime.
La musique de KISS THE ANUS OF A BLACK CAT s’apparente aussi à une expérience mystique. Si sur Between Skylla And Charybdis cette expérience évoque même une spiritualité religieuse, Miserere, plus folk qui termine l’album suggère plutôt une forme de paganisme, à la manière de DEAD CAN DANCE, la culture celtique en moins chez KISS THE ANUS OF A BLACK CAT.
Si on avait du juger The Nebulous Dreams à sa quantité, le disque n’aurait certainement pas gagné beaucoup d’attention. Mais question qualité, KISS THE ANUS OF A BLACK CAT surpasse bien des albums (sur)remplis, jugés pourtant déjà très appréciables. Il mérite donc toute l’attention qu’on peut lui accorder même si il nécessitera un léger effort et une dose de courage à certaines oreilles.

Kiss the Anus of a Black Cat
Swans
Dead Can Dance