Pour marquer son retour sur le devant de la scène après une pause de quatre ans, les Italiens ont travaillé avec Steve Albini durant l’été 2007 afin d’enregistrer un nouvel album, le cinquième, brut et rêche, en cinq jours seulement.
La noise revêche de Three Second Kiss se situerait aux confins d’un math rock incisif et tranchant et d’un hardcore sec, tendu et nerveux provoquant chez l’auditeur un sentiment de manque d’air, d’essoufflement qui ne nous quitte à aucun instant, comme lors d’une course effrénée ou d’une fuite en avant constante… Et c’est un peu le sentiment dominant qui ressort après un peu plus d’une demi-heure d’écoute, une constante fuite, course en avant. Est-ce la marque laissée par Albini durant les cinq jours d’enregistrement, peut-être… toujours est-il que cela renforce encore un peu plus la radicalité singulière dont fait, ici, preuve Three Second Kiss.
Three Second Kiss