Ni prédateur ni proie fait suite à L’aimant, dernier album sorti en 2005. Bousculant les clivages, il est empli d’une inquiétante noirceur post-industrielle, de sonorités electro hypnotiques, de rythmes syncopés, de percussions tribales, de mélopées envoûtantes et de sonorités du Moyen-Orient. En soit une étrange, délicate et subtile fusion de genres prenant toute sa singulière saveur au gré des écoutes comme s’il y avait plusieurs niveaux de perceptions (à l’instar de niveaux de lectures) à cet univers tout à la fois des plus complexe et métissé mais également sensuel et fantasmagorique.
Von Magnet propose ici une vision fort à propos de ce que devrait être l’union des cultures et du métissage en créant un univers protéiforme, se renouvelant à chaque instant à la fois mystérieux et foisonnant et en évitant soigneusement les clichés bêtifiants, simplistes et naïfs...