Le disque ouvre avec « hamlet », titre assez court, tempo lent où la guitare se joue en sonorités simples. C'est la batterie et le chant seul qui prennent toute la place. Morceau rythmique et lyrique donc.
Ensuite arrive « tannerisms » morceau 100% pure jus COMADRE. Une gratte énergique, une batterie au taquet, un chant crié avec des backing passionnés, etc. Enfin la sauce habituelle comme on la retrouvait au meilleur de sa forme en 2006.
Après sa devient plus chipotage avec « Viva Hate pt.1 » et « Viva Hate pt2. ». Le premier plus calme, plus rock indie, plus melo et gentil. Le deuxième est ramassé et péchu comme un direct du droit : 37 secondes et c'est le K.O.
Ensuite on a un titre nommé « word is bond », le morceau qui pourrait être absent du disque à mon avis. Bruit de fond d'une répète ou d'une discussion... Bref il créé une pause. Permet de reprendre son souffle peut-être, mais à mon avis cela casse le rythme en flux continu de l'énergie passionnelle de COMADRE.
Sixième morceau : « Grow worms » rappelle un « Camel bucks » (que l'on retrouvait sur le split LP avec TRAINWRECK). Rythmé et cadencé, alternance de mélodies et de déflagrations énergiques. Mélange de puissance et de tension rock'n roll.
On passe à « King Jeremy ». Changement de registre pour aller dans l'indie rock un poil poppy. Mais toujours avec cette voix criarde et arrachée. Ça le fait assez bien et me rappelle certains groupes des 90's. On est retrouve en plus aboutis les premier pas uniquement mélodiques présentés sur le split LP avec TRAINWRECK. Bon morceau, mais peut-être trop décalé par rapport à la discographie de COMADRE.
On termine avec « Suicides may have been pact » qui poursuit la coté indie créé par « King Jeremy » mais en version HC plus direct. Construction superbe, bon morceau.
Avec ce « A wolf ticket », COMADRE se permet donc de nouvelles explorations. On retrouve bien sur la sauce de base, c'est-à-dire un hardcore punk up-tempo fortement teinté de screamo. Quelque part entre KID DYNAMITE et RITES OF SPRING. Mais y retrouve des incursions dans le monde indie rock histoire d'ajouter une touche catchy en plus quoi. Est-ce que ceci est à lire comme la nouvelle direction choisie par COMADRE? Moins de direct, plus de mélodies. Verra-t-on de plus en plus de morceaux comme « King Jeremy »? Seul le futur nous le dira...
Cet EP s'écoute donc comme on lit une nouvelle. Un ensemble ramassé et court dans lequel COMADRE essaye d'inclure toutes ses facettes. Un exercice pas facile et peut-être pas des mieux réussi se dit-on lors d'une première écoute. Cependant « A wolf ticket » gagne à se faire écouter plusieurs fois pour enfin découvrir les petites perles cachées ici et là. Peut-être moins percutant et compact qu'un « Burn Your Bones » il continue l'évolution engagée sur le split LP avec TRAINWRECK.

Comadre
Trainwreck