D’emblée c’est le quintette originaire d’Albi, les Dirty Fonzy, qui attaque de front avec les quatre premiers titres. Ne vous laissant aucune chance, ils démontrent avec brio leur aisance, maîtrise et maturité musicale. Pratiquant un punk rugueux, rageur et brut à l’énergie est des plus communicative... Consciemment ou non, mais c’est la figure d’un Tim Armstrong qu’ils évoquent et qui s’impose aisément dans l’esprit de l’auditeur...
Lorsque les valentinois de Bad Chickens montrent le bout de leur nez, le boulot est déjà fait et succéder aux Dirty Fonzy n’est vraiment pas chose aisée... Pratiquant un punk écorché et sale à mon sens d’une facture plus classique lorgnant du côté des Ramones auquel il est peut-être moins facile d’accrocher...
Au bout de 17 minutes, c’est cours mais c’est punk, ce split ce révèle très efficace, sans fioritures, démontrant les qualités des deux groupes, néanmoins ma préférence ira sans hésitation aux Dirty Fonzy qui se révèlent plus hargneux, bien plus mordant à mon goût mais aussi parce qu’ils présentent de multiples facettes sur les quatre morceaux qui leur sont alloués.
Dirty Fonzy
The Ramones