Trop ancré dans ses ambiances et son style à l’orée de RED SPAROWES et de PELICAN ou d’un ISIS instrumental, l’album ne sauve que la basse imposante qui vient générer une attention particulière. Les titres sont bien écrits sans faille particulière dans leur structure. L’album ne lasse pas, mais il ne transcende pas non plus. Dès lors, on est en droit de se demander pourquoi cet album plutôt qu’un autre. Geneva n’est pas indispensable même si il reste agréable à écouter pour les amateurs de musiques instrumentales chargées d’ambiance et de progression.
RUSSIAN CIRCLES démontre sa capacité dans le formatage à construire des plages propres où les idées sont connues d’avance. Trop lisse Geneva ne sera pas l’album de la maturité pour le groupe de Chicago, chez qui finalement les attentes qu’on avait, se sont révélées surestimées.

Russian Circles

