Non pas que le groupe de thrash risque de vous dérouter par son originalité mais plutôt par son ...audace à essayer de plagier un groupe comme Pantera. Alors, certes, on peut référencer l'influence. De là à reproduire les propres riffs de Dimebag sur "Tombs", il y a un pas que ces Américains ont allègrement osé franchir.
A nouveau donc, ce n'est pas l'originalité qui prévaut au sein de cet album. Que du contraire même! Tout au long de ce Deathless, on a l'impression que les Américains se cherchent un genre.
Et quand on sait que le groupe est issu de la scène metalcore, on saisit mieux cette volonté de recherche d'identité.
La production de cet opus est en tout point remarquable: la guitare dispose d'un gros son bien percutant et les cris de Dave Peters claquent avec une précision qui n'a rien à envier à une horloge suisse.
Mais les tempos sont plutôt lents et lourds à l'image de "The Blinding Light", véritable point culminant de cet album qui manque réellement de fil conducteur.
Et c'est assez regrettable car la musique jouée par les thrashers ne manque pas de qualité.
Le titre "Widowed" stigmatise ce constat puisqu'il réunit tous les ingrédients d'un bon titre de ...grunge à la sauce Alice In Chains...
Dès l'entame de "Headed South", on repart dans la veine des premiers Pantera et en fermant les yeux (et en se bouchant un peu les oreilles ;-)) on croirait entendre Phil Anselmo.
Et cette impression s'intensifie encore un peu plus sur "Skeleton Vanguard"...
Non, Throwdown n'a rien inventé et ses efforts risquent bien de ne pas marquer les mémoires collectives. Dommage...
Throwdown