Qu'ils se rassurent: leur patience est largement récompensée. L'album d'Orphaned Land est d'une grande richesse mélodique. Le groupe israélien de metal progressif n'a rien laissé au hasard pour nous concocter un véritable chef d'oeuvre.
Dès le titre d'ouverture "Sapari", la musique d'Orphaned Land est parfumée de rythmes de musiques orientales.
La surprise est d'ailleurs totale lorsque les vocaux tendances "black metal" se posent sur les harmonies de "From Broken Vessels".
On ne peut s'empêcher de penser à Opeth à l'écoute des deux parties de "The Path" tant les passages mélancoliques se mêlent avec bonheur aux riffs implacables.
C'est une véritable jouissance musicale qui se glisse entre vos oreilles lorsque les notes de violon de "New Jerusalem" s'emparent de votre esprit.
Que dire aussi des solis de guitare de "The Warrior" sinon qu'ils dévoilent un côté progressif qu'on ne connaissait pas encore aussi bien à Orphaned Land.
On retiendra aussi "Disciples of The Sacred Oath" qui devrait secouer les foules en délire lors des concerts à venir.
La force d'Orphaned Land est de cumuler toutes les variétés musicales en l'espace de 15 titres d'une durée totale de 78 minutes de pur bonheur musical. Imaginez seulement un groupe qui parvient à rassembler rythmes orientaux, sessions acoustiques, riffs endiablés, harmonies mélodieuses, chants gutturaux, chant féminin, solis imparables et vous obtiendrez ce qui fera très certainement de ce The Never Ending Way Of ORwarriOR un des meilleurs albums de metal progressif de l'année 2010.
Steven Wilson, le leader de Porcupine Tree, qui joue des claviers sur cet album et qui s'est aussi chargé du mixage, nous avait confié lors d'une interview à Amsterdam l'été dernier, que le groupe israélien détenait un album remarquable. Il ne s'était pas trompé...
Alors s'il faut attendre aussi longtemps pour obtenir un tel résultat de la part d'Orphaned Land, on s'y accomodera sans problème...

Orphaned Land
Opeth
Steven Wilson