Première écoute distraite , et déjà du potentiel qui me suintait aux tympans. C'est plutôt à coups de becs que je me prends donc la salve. Morceaux étirés , alambiqués , sur une base hardcore , mais gorgée d'influences donc Blackbird arrive à toutefois s'émanciper suffisamment pour ne pas qu'on hurle aux suiveurs.
Bien entendu, enchainer riffs ultra saccadés, descentes de manches dissonantes et plans coolos-jazzy (Hands tied) n'a rien de novateur, mais d'office allez sortir pareille structure de la cave de chez mère grand et on en reparlera. Influence Dillinger dans ses moments les plus épileptiques, mais comment ne pas applaudir des deux mains (tuméfiées pour ceux qui ont suivi la punition).
Et encore ce n'est qu'une facette... Là ou le bat blesse , c'est peut être dans cette difficulté de s'imposer une ligne directrice, le groupe se chercherait encore (trois ans au compteur ) qu'on ne leur en tiendrait tout de même pas rigueur.
Que peut on attendre à l'avenir de Some Pedestrians? Un chant plus versatile ? Sujet non encore abordé, mais la voix convaincante dans ces hurlements étouffés mais bien placés gagnerait à moduler, histoire d'accompagner le bokson de fort belle façon.
le cul entre deux chaises, ça peut muscler le fessier, mais je verrais d'un trés bon il l'affirmation de leur vision du chaos.
La méthode Beecher, dont le groupe se rapproche par moments, par exemple : compactage, concassage. Mais je ne leur souhaite aucunement le même destin, c'est que je commence à m'attacher à Some Pedestrians comme au petit frère qu'on tient derrière son vélo en attendant le jour fatidique où il roulera par lui même, et en trombe s'il vous plait.


The Dillinger Escape Plan
Beecher