Pas si marrant que ca toutefois, hardcore 'n roll noisy dont le point de rupture fait depuis longtemps partie du passé
. Fuck les étiquettes. Du chaos en barres. Mais voilà ...
Je me permets d'évoquer ici ce tournant, étant partie intégrante de l'idée de ce mini (?) album. Flav , chanteur possédé/halluciné, disparait tragiquement à l'age de 30 ans , ses démons ont gagné leur putain de partie... Un mec sympa dans une bande de mecs sympas dont la plupart s'évertuent à nous écraser le moral chez General Lee.( où Flav tenait la basse)
Au dos de La Mujer de la Muerte, on nous précise que l'oeuvre est inachevée et contient des parties de chant de Flav.
Le tout s'articule sur un morceau de prés de 40 minutes,
assez loin des saynètes pas saines proposées auparavant
. On frise la saturation permanente, riffs aiguisés et concis, un tout autre bordel,fort en ambiances, mais toujours aussi vicieux et sale .... Difficile de se faire une opinion concrète, le scribouilleur qui patauge devant vous s'attendait plutot à enchainer les jeux de mots vaseux en exposant un souk pas possible
Intention décapitée dés l'intro " la fin du monde est dans ta gueule " des premiéres secondes. Question essentielle : vu que Flav était inclus dans ce projet, devions nous nous attendre à une évolution significative de leur part, ou les évènements ont ils provoqué un remaniement?
Et puis l'histoire me fut contée ^^. The Gay Corp avait subi un profond remaniement de personnel, ne restant que Flav d"origine. Mais le résultat avec la nouvelle équipe sonna si différent qu'il fut envisagé de changer de nom. Ce fut deux mois avant le drame. Il fut donc décidé de le sortir sous le nom d'origine, et de le mixer un an aprés, cela restant toutefois une pré prod. Malgré ce sentiment d'inachevé, l'oeuvre est jubilatoire à écouter, généreuse d'intensité, et dont la matière finalement est le reflet de ce projet avorté trop tôt. Qui sait ce que cela aurait pu donner, une fois le tout abouti?
