Initialement appelé Rhapsody, le groupe italien de metal progressif symphonique a été contraint d'ajouter à son nom l'attribut "Of Fire" pour pouvoir échapper à la sentence d'une firme pharmaceutique qui refusait de voir le nom de sa société prêté à des chevelus transalpins.
L'histoire a failli, à nouveau, se répéter encore une fois. Fort heureusement, le groupe semble s'être débarrassé de ses derniers tourments. La sortie de The Frozen Tears Of Angels, son nouvel et septième album studio semble en attester.
Musicalement, Rhapsody Of Fire se définit comme un groupe d'Hollywood metal tant il rassemble tous les ingrédients qui composent les grandes bandes originales de film: de grands passages orchestraux avec orgues et violons et des choeurs épiques à faire pâlir l'armée rouge de Moscou...
Si le précédent album Twilight Symphony avait logiquement déçu les fans les plus fervents du groupe à cause de son côté trop mélodique, The Frozen Tears Of Angels devrait complètement les rassurer.
Les Italiens renouent, en effet, avec ce style qui les avait consacré au rang de référence en la matière. A nouveau produit par l'orfèvre Sacha Paeth, la musique De Rhapsody Of Fire se veut, à nouveau, épique, violente mais aussi terriblement prévisible...
En fait, les musiciens n'ont pas manqué d'imagination pour réactualiser leur musique aux rythmes de Symphony of Enchanted Lands et de Dawn of Victory qui ont fait la gloire du groupe au début des années '90.
On est même impressionné par les atouts vocaux de Fabio sur l'excellent "Reign Of Terror" où le chanteur n'hésite pas à glisser du blast beat à foison.
Que dire aussi au sujet des refrains de "On The Way To Ainor" ou de "Crystal Moonlight" si ce n'est qu'ils sont efficaces et catchys.
Un constat s'impose: les titres les plus violents de cet album sont aussi les plus accrocheurs. Malheureusement, les Italiens ne peuvent s'empêcher de sombrer dans les clichés raccoleurs qu'offrent les "Danza di Fuoco E Ghiaccio", "Raging Starfire" et, dans une moindre mesure "Lost in Cold Dreams".
L'album se termine sur un "The Frozen Tears Of Angels" d'une durée de 11 minutes. Le titre-phare de l'album concentre les côtés classiques, acoustiques et électriques du groupe. Et il est assez regrettable d'ailleurs de se dire que les Italiens ont concentré tous leurs efforts sur un seul titre au lieu de mieux les répartir sur l'ensemble des compositions.
En conclusion, The Frozen Tears Of Angels ravira les fans de la première heure. Pour les autres, rien de vraiment neuf sous le soleil. Rhapsody Of Fire poursuit son petit bonhomme de chemin... Dans la plus grande des conformités liées à l'univers dont il a lui-même tracé les contours...
Rhapsody of Fire