Grand nettoyage de printemps chez The Bled , avec le départ de pas moins de trois membres , et un bassiste qui n'a pas fait long feu..
on aurait pu s'attendre à une baisse de régime de la part de ce groupe à la discographie quasi parfaite , à l'équilibre quasi maintenu entre mélodies et fulgurances, un metalcore prononcé mais aisément identifiable tellement
le groupe cultive sa propre personnalité . Et encore , en parlant de metalcore , oubliez le rétro heavy metal sur fond de riffs surproduits.
James Munoz , toujours aux commandes du groupe , frappe d'emblée très fort, démontrant de nouvelles capacités vocales, comme si cela ne suffisait pas d'alterner gueulantes convaincantes et chant clair anti larmoyage.
Au niveau du son , le tout semble pas mal ralenti , afin d'imprimer l'impact au plus profond de nos cortex , The Bled ne m'a jamais semblé sonner aussi lourd , à la limite du doom core à la Will Haven. Grosse séance de muscu musicale donc.
Mais The Bled garde ce don de la mélancolie , des riffs alambiqués , joue sur plusieurs tableaux et avec nos nerfs : beaucoup moins tubesque qu'à l'accoutumée mais tout autant addictif une fois passé le cap des trois écoutes.
Les nouveaux membres , plutôt inconnus au bataillon , se sont incorporés à merveille à la mixture. Au risque de radoter, le tout bouche les aérations , en résulte une atmosphère étouffante , que de brèves éclaircies viennent rappeler à un minimum
d'espoir avant de se faire enterrer de nouveau le moral.
Mais ... The Bled a t il encore sa place dans l'impitoyable monde musical ? Au vu de la semi retraite imposée à Poison the Well , de tous les démissionnaires depuis 2001 , Botch en tête , et de ceux qui par trop d'évolution en sont méconnaissables
( Norma Jean en tête ) , il apparait comme le dernier rempart à l'uniformisation musicale. Et plus cet album déploie son arsenal , plus je me dis qu'avec de pareils guerilleros le genre peut encore évoluer en paix , loin des clichés , apparats inutiles et
formatages éhontés.
on aurait pu s'attendre à une baisse de régime de la part de ce groupe à la discographie quasi parfaite , à l'équilibre quasi maintenu entre mélodies et fulgurances, un metalcore prononcé mais aisément identifiable tellement
le groupe cultive sa propre personnalité . Et encore , en parlant de metalcore , oubliez le rétro heavy metal sur fond de riffs surproduits.
James Munoz , toujours aux commandes du groupe , frappe d'emblée très fort, démontrant de nouvelles capacités vocales, comme si cela ne suffisait pas d'alterner gueulantes convaincantes et chant clair anti larmoyage.
Au niveau du son , le tout semble pas mal ralenti , afin d'imprimer l'impact au plus profond de nos cortex , The Bled ne m'a jamais semblé sonner aussi lourd , à la limite du doom core à la Will Haven. Grosse séance de muscu musicale donc.
Mais The Bled garde ce don de la mélancolie , des riffs alambiqués , joue sur plusieurs tableaux et avec nos nerfs : beaucoup moins tubesque qu'à l'accoutumée mais tout autant addictif une fois passé le cap des trois écoutes.
Les nouveaux membres , plutôt inconnus au bataillon , se sont incorporés à merveille à la mixture. Au risque de radoter, le tout bouche les aérations , en résulte une atmosphère étouffante , que de brèves éclaircies viennent rappeler à un minimum
d'espoir avant de se faire enterrer de nouveau le moral.
Mais ... The Bled a t il encore sa place dans l'impitoyable monde musical ? Au vu de la semi retraite imposée à Poison the Well , de tous les démissionnaires depuis 2001 , Botch en tête , et de ceux qui par trop d'évolution en sont méconnaissables
( Norma Jean en tête ) , il apparait comme le dernier rempart à l'uniformisation musicale. Et plus cet album déploie son arsenal , plus je me dis qu'avec de pareils guerilleros le genre peut encore évoluer en paix , loin des clichés , apparats inutiles et
formatages éhontés.



