Autant dire de suite ce qui choque : la longueur de l’album. 8 titres seulement pour 32 minutes, c’est court. Je veux bien que ce soit la qualité qui prime d’autant qu’elle est au rendez-vous mais quand même, quand on s’appelle BRANT BJORK et qu’on a participé à autant de groupes de référence (KYUSS, FU MANCHU, MONDO GENERATOR…), il est difficile de se résoudre à si peu.
Un album trop court donc mais fort heureusement implacable. Avec ses allures simples mais efficaces, chaque titre est un moment d’extase. Ensoleillés et chaleureux, ils invitent à la nonchalance. BRANT BJORK a un sens du groove hypnotique. Des ambiances vaporeuses et moites rendent le son rétro et organique. La section rythmique (basse-batterie) décomplexe le jeu de guitare qui se fait décontracté. Libre de s’aventurer, la guitare peut dès lors tout se permettre. Soli, digressions, wha wha enfoncée, ou petits jeux décalés, on se régale.
Kyuss

