On ne s’en plaindra pas. Si le groupe préfère ne pas fonctionner au gré des courants, c’est son droit. Nous tant que la musique vaut le détour, on s’en fout un peu comment on l’appelle et à quels groupes il faut la comparer. Les étiquettes, les courants musicaux et les références, ce sont juste des outils pour vous, lecteurs, afin de situer un peu ce que fait un groupe et pour se comprendre dans une discussion.
Sparse Prism vaut le détour. Développant une simplicité et une accessibilité musicales plutôt appréciables, DAWNSHAPE ne choisit malgré tout pas la facilité de quelques accords racoleurs. Cette simplicité s’articule autour d’une rythmique plus élaborée qui aime tendre et détendre cette tension sous-jacente. Allant à l’essentiel, la musique des Français s’écoute sur plusieurs niveaux. Une première lecture permet à l’auditeur de se laisser emporter par ces moments spontanés tandis qu’une deuxième, à posteriori, mettra en avant la complexité et la finesse de toutes les subtilités.
DAWNSHAPE délivre 6 plages de caractère, emplis de maturité. Maîtrisé du début à la fin, de l’enregistrement à la conception graphique et bien évidemment dans l’art de faire parler les instruments.