Dès lors DEAD POP CLUB s’est m’y en tête d’attaquer le marché international et pas uniquement francophone. Pour ce faire, sans quelques appuis « marketing » locaux, il est plutôt risqué de se lancer dans l’aventure… Chris Gordon a été choisi pour produire l’album dans son écosse natale. Et s’il a été choisi, c’est aussi sans doute parce que le groupe doit avoir des affinités avec cet ancien chanteur de BABY CHAOS, auteur d’un ou deux succès dans les années 90, riches de mélodies en couches et d'énergie sous-jacente pleine de tension. Même si DEAD POP CLUB joue dans un registre plus frontal avec son Power-Pop-Punk.
Là où DEAD POP CLUB est très fort, c’est dans l’énergie qu’il peut dispenser. Parce que question Pop-Punk, on a souvent le droit de se plaindre d’un ramollissement du pendant Punk au profit des mélodies sirupées. Par contre donc, avec DEAD POP CLUB, un juste dosage se fait entendre. Il garde une rugosité plaisante et frontale tout en saupoudrant ses mélodies entêtantes pour plus d’efficacité.
Home Rage, c’est quand même 12 brûlots éclatants où l’amour du groupe pour WEEZER se fait aussi très présent. Sans dénaturer sa personnalité,DEAD POP CLUB, tantôt sur la basse, tantôt sur la structure même de son titre ou encore par l’apport de petits détails, comme un ralentissement de tempo ou une accentuation mélodique va rechercher et exploiter à bon escient, ce qui a fait le début réussi de WEEZER.
Ce quatrième album des Français ne met pas longtemps à conquérir l’auditeur. Certains titres comme I Don’t Care, Home Rage, Dead Until Dark, Second Chance ou Code Blue feront des singles fracassants… de ce côté-ci de La Manche comme de l’autre.
Weezer