Avant même d’être pour moi un trio musical plus qu’intéressant, le coup du parapluie était un nom associé à un logo vintage à la Batman des sixties (ou quand Adam West portait encore la cape à grands coups de Wizz et autres saperlipopette…) que je découvrais un peu partout dans la ville… ainsi qu’une référence au film de Gerard Oury de 1980… autant dire qu’ils ne partaient pas vraiment avec un a priori positif, ces trois la…
Sceptique, je m’attendais à une énième farce à l’humour potache, voire loufoque ou carrément éthylique…
Nous en sommes heureusement plus qu'éloigné !
Place donc à un premier album — pour un groupe fondé en 2007 — élaboré avec grand soin, riche en sonorités chaudes, parfois un brin jazz, tantôt plus pop et par moment comme parsemé d’une teinte plus post-rock. Il fusionne donc les abondantes influences pour donner naissance à un mixage copieux et quelque peu déconcertant de prime abord… Tout comme la tension palpable qui parsème cet album d’une légère noirceur, comme si l’abomination était tapie dans l’ombre du groove, flairant le faux pas…
N’oublions pas le chant poignant qui nous fait ressentir une émotion palpable, troublante, et qui aussi déconcertant que cela puisse sembler, évoque avec une similitude perturbante le timbre du chanteur de Thot !
Au fils des écoutes, des similitudes voire des parallèles entre les deux groupes apparaissent, menant l’auditeur parmi de déroutantes contrées…
Avouez que nous sommes bien loin du burlesque pépin de Grégoire Lecomte…

Le Coup du Parapluie