Avouez que ça en jette de prendre ce nom qui directement renvoie à Nikolai Vasilievich Gogol. Ça vous pose un groupe et ne vous donne pas envie de chercher des noises au trio qui le compose…
Ce projet purement instrumental, Taras Bul’ba voit le jour en 1996 à Milan. Intriguant, entêtant et surtout inquiétant de pesanteur, les morceaux de Taras Bul’ba possèdent une base rythmique puissante. Une véritable charpente sur laquelle chaque titre, non seulement se repose, mais est littéralement structuré, personnalisé, c’est à la fois son âme, sa personnalité, mais également sa force quasi primale qui se dévoile au fil de Secrets Chimiques dans des montées en puissance tonitruantes…
Jazzcore assurément atypique, Taras Bul’ba est assez inclassable et singulier, se jouant des codes pour mieux se déphaser et creuser son propre sillon proche des musiques noise voire de l’improvisation…