Dernièrement, les tourangeaux viennent de sortir leur nouvel album Drop A Three, un treize titres aux sonorités très 90’s. Fumuj mêle en effet rock, hip-hop et musique électronique avec le même panache que le faisait autrefois un H-Blockx, avec leur fameux tube « Move ». Mieux, un H-Blockx qui aurait croisé la route d’un Mike Skinner (The Streets) ou d’un Audio Bullys. Car Pierre Scarland, dont le flow de mots va du hip-hop au chant classique en passant par le Dub, est un MC issu des quartiers sud-est de Londres. Mais par rapport à ces groupes des 90’s, on ressent toutefois, dans Drop a Three, un manque de guitare disto, les morceaux sont clairement plus électro-rock et propices aux sautillements rappeux sur dancefloor. Heureusement que des morceaux plus explosifs comme Play or Die, Against ou Liar (Feat : La Phase) nous repoussent dans nos retranchements et font monter l’adrénaline.
Bref, même si cette idée d’élargir les frontières sensorielles de la musique est bonne et louable. Le concept de Fumuj pourrait à long terme devenir un risque pour le groupe. Je pense en disant cela à X-Makeena, un autre groupe français qui a fini par se faire écraser par un concept scénique visiblement trop onéreux et complexe. On espère que Fumuj ne sera pas freiné par son dispositif de scène, comme ce fut le cas pour les rennais, et pourra continuer à « briser la barrière du silence » encore longtemps.
