Avec son premier album particulièrement bien soigné, CandyCash nous emmène naviguer dans des eaux faussement sereines, perpétuellement tiraillé entre inquiétude et apaisement, entre arrangements fantasmagoriques et touches oniriques voire cotonneuses souligné par la tessiture si particulière du chant de Pandra qui parfois rappelle An Pierlé ou encore la Française Amélie…
Mille et un univers s’entremêlent dans l’inextricable dédale initiatique et ténébreux que forme les morceaux de CandyCash, du jazz onirique nous sommes ensuite emportés vers un trip-hop angoissant pour enfin s’envoler dans les volutes d’une électro-pop légère et presque frivole.
Extrêmement bien réussi pour une toute première sortie cet album mériterait largement une plus grande mise en lumière, mais surtout de ne pas être limité à cette seule étiquette parfois triste de trip-hop. L’univers atypique et luxuriant enfanté par CandyCash est comme tout droit venu du monde de Neverland pour les Enfants perdus…

An Pierlé