Mais au final, si le rock incisif se fait très vif (12 titres expédiés en 26 minutes et demies), si le plaisir est au rendez-vous et si toutes ces rencontres sont très spontanées, on finit par y perdre une part d’identité. À force de fonctionner en vase clos, tout cela ne se renouvelle pas. Une maturation issue des expériences oui, éventuellement un perfectionnement, mais la distanciation et des nuances, beaucoup moins.
Certes, on peut s’extasier devant ce jeu concis, cette frappe jouissive et ce rock instrumental puissant. Mais on l’a déjà fait… et je parie qu’on le refera encore. Toujours pour les mêmes raisons d’ailleurs. Et c’est là que tout devient lassant à la longue. On finit par avoir le sentiment d’être face à un méga-collectif à géométrie variable prêt à délivrer une musique appréciable mais irrémédiablement trop identique. Alors on veut aussi des nuances, plus nettes, pouvoir se dire celui là j’aime bien parce qu’il y a ce petit plus irrésistible. L’autre, j’aime moins parce que ceci ou cela… etc.
Donc La Chaleur … c’est très bien, comme l’ont été ses prédécesseurs, mais PAPAYE raconte la même histoire que les autres et il n’y a plus de suspens.
Papaye





Casse-Brique