Toujours est-il qu’entre le vieux continent et l’ouest, il y a un monde… ou plutôt un océan. On ne s’occupe pas des vaches de la même manière par ici. La Country est une musique qui nous parle moins même si elle a pour vocation de nous raconter des histoires. BOB WAYNE ne déroge pas à la règle et il nous parle de filles aux mœurs légères, d’alcool, de route à tracer et d’avenir bancal. Il nous raconte les histoires de ces gens à la fois ordinaires et singuliers.
Si la Country Music est moins populaire par ici c’est avant tout une question de langue, plutôt que d’histoire car les marginaux et les abandonnés de ce côté-ci de l’Atlantique, existent aussi, avec matière à dire.
Pourtant au-delà des mots, certains musiciens arrivent à faire ressentir leurs histoires et ce même si on ne comprend rien ou quelques mots. Ce fût le cas de JOHNNY CASH qui a marqué la musique rock également sur notre continent. Et justement BOB WAYNE, pour enregistrer son album Outlaw Carnie, s’est entouré de David Roe, un ancien bassiste de JOHNNY CASH. Il a également retrouvé de vieux potes à lui, Andy Gibson, qui joue également avec HANK III, une autre référence du genre, et Donnie Harran qui travaille avec BOB DYLAN. BOB WAYNE est donc suffisamment armé pour faire ressortir ces sentiments désabusés, de mélancolie, de regrets et de résignations dans sa musique de manière plus universelle. Outlaw Carnie trouvera des échos favorables, justifiés, par chez nous, mais il vaut mieux prévenir la canaille de BOB WAYNE que l’Europe n’est peut-être pas complètement prête à l’accueillir si c’est une planque de secour en cas de problèmes par chez lui qu’il essaie de se construire ici…