Sensation rock catégorie lourde donc, car les anciens vainqueurs du Humo Rock Rally apprivoisent à merveille le son saturé et gras du genre stoner pour l’appliquer à la sauce post-hardcore, façon Isis.
Les jeunots de Wevelgem ont passé un cap avec ce deuxième album, mettant un terme à leur adolescence. Des morceaux comme Dickhead ou Pyromaniac sont plus humoristiques et révèlent leur part d’insouciance à peine éteinte. Tandis que Track into the Sky et Drowning In Your Blood tentent d’exorciser la part d’ombre qui les habite. Ces morceaux atmosphériques qui frôlent les dix minutes, combinent silences et envolées post-rock pour nous amener dans les étoiles. Track Into the Sky se clôture même par une chorale façon enfants de chœur. Le chanteur Brent Vanneste, interviewé par Rif-Raf, parle d’ailleurs « d’un chemin vers le ciel » pour définir cette musique plus mélancolique et céleste dédiée à son frère défunt.
Et puis que dire de leurs prestations scéniques, le concert de Steak Number Eight à l’AB Club, en mars dernier, m’a tout bonnement retourné. Le chant de Vanneste est juste et puissant comme sur l’album et le groupe fait preuve d’une grande maturité sur scène.
Alors, Steak Number Eight deviendra grand ? Que neni, ils le sont déjà.

Steak Number Eight

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