Le troisième tremplin, c'est pour ce soir au Belvédère de Namur. Dans quelques heures, nous connaitrons le nom du 3ème groupe choisi et peut-être un 4ème repêché sur l'ensemble du concours par la même occasion.

Félicitations pour votre sélection au Durbuy Rock Festival. Ce n’est pas la première fois que vous participez aux tremplins du Durbuy Rock Festival. Comment vivez-vous ce moment ?
Merci ! On le vit comme une super soirée à plusieurs niveaux : c'était notre première fois dans le mythique Entrepôt d'Arlon, l'équipe de la salle est adorable et très douée (chapeau à l'ingé lumières pour ce qu'il a fait sur les 4 concerts du tremplin !), il y avait une super ambiance avec les autres musiciens (très bienveillante et super drôle) et tout ça s'est clôturé par une victoire donc, forcément, on est content. En plus, Steven (chanteur de Suasion, vivant près d'Arlon) nous a invités chez lui pour la nuit et on a passé une super soirée avec le reste de Suasion et lui, c'était un samedi parfait !
Pourriez-vous nous présenter en quelques mots THROUGH THE VOID ?
TTV c'est un mélange de nu metal, metalcore et (d'après ce qu'on nous dit dernièrement) de hardcore. On sort un EP tous les deux ans apparemment et on est surtout un groupe live, addict à la scène !
Je crois qu'on s'est forgé une réputation de groupe qui tourne bien et qui crée un lien avec son public, ce qui est exactement ce qu'on aime faire.
Nous sommes accompagnés en live par notre ingé son Jeremy.
Pour le studio, Anthony, notre guitariste, a son studio de d’enregistrement/mixage, le Celaeno Studio.
Au niveau du management, nous avons rejoint cette année Dead Raccoon Records.

Vous faites partie de la nouvelle scène Metalcore. Quelles sont vos influences majeures ?
En metal, nous écoutons principalement des groupes qui font partie du même style en général (BMTH, WSS, Stray From The Path...) mais aussi des groupes plus anciens : Linkin Park quand il s'agit de Chakib, les Red Hot Chilli Peppers pour Anthony, Rémi quant à lui blast du Ice Nine Kills dans sa voiture :)
Récemment nous nous sommes ouverts sur des artistes rap ou electro car ce sont des éléments que l'on utilise dans notre composition.
Vous venez de sortir un clip pour Everything's Fine. Comment s’est passé la réalisation ? Dites-nous en un peu plus sur ce morceau au titre à priori plutôt positif ?
La préparation du clip a été compliquée, surtout parce que la foudre s'est abattue sur le lieu du tournage 2 jours avant qu'on y aille, grillant tout le circuit électrique et obligeant sa fermeture temporaire. Heureusement, on a trouvé une solution de secours et l'équipe qu'on avait avec nous a rendu le tournage rapide et efficace. On a été contraint de modifier le scénario du clip par rapport aux plans initiaux, mais c'est aussi grâce à ce changement de dernière minute qu'on s'est retrouvé avec assez de télés pour en faire tout un mur et on trouve que ça rend super bien à l'image !
C'est marrant que tu parles de message positif parce que c'est tout l'inverse qu'on a voulu dire avec ce morceau (rires). L'idée de départ c'était de filmer un enfant qui regarde tout le temps la télé et de le regarder grandir devant son écran jusqu'à l'âge adulte. Il passe sa vie à se gaver de news et de pubs, oscillant entre des images catastrophes, anxiogènes et la promesse d'un avenir sombre, et des slogans lui disant de consommer toujours plus et que la vie est belle, d'où le refrain en 2 phrases ''Everything's fine, every-everything's fine... Come on motherf*cker, you know we're all gonna die!'' : notre personnage se répète que tout va bien, comme un zombie devant son écran, déconnecté de la réalité, et Chakib (chant) lui hurle d'ouvrir les yeux, qu'on va droit dans le mur et qu'il faut agir.
Au niveau des concerts, cela se passe plutôt pas mal en ce moment pour vous. Vous enchaînez les dates. Qu’est-ce que cela représente pour un groupe comme THROUGH THE VOID, la scène ?
C'est notre maison, c'est là où se sent bien, entier et vivant. Il y a une alchimie qui prend vie entre nous, une connexion avec le public qui s'établit au fur et à mesure du set et qui prend de plus en plus d'ampleur. On a un tel rush d'adrénaline que le temps nous semble ralenti (ça fait plusieurs fois qu'on se demande, en plein concert, si on n'a pas un problème avec notre click tellement tout nous paraît lent) et en même temps ça passe à une vitesse ! On se donne à fond et les gens dans la fosse nous le rendent toujours, ça crée un cercle vertueux où tout le monde se nourrit de l'énergie des autres et c'est juste génial ! On compose toujours nos morceaux avec le même objectif : les amener sur scène et créer ce lien avec notre public.

Quelles sont les suites pour le groupe ? A part bien évidemment de monter sur la scène du Durbuy Rock Festival en mai 2024…
Anthony attaque bientôt le mix de notre prochain single (prévu pour début 2024, il aura aussi son clip) et on va profiter de la fin des concerts pour poursuivre l'écriture de notre prochain EP (prévu pour fin 2024). En parallèle, on travaille sur 2 objectifs qu'on s'est fixés pour l'année prochaine : jouer à l'étranger (surtout France et Allemagne) et jouer en festivals (le DRF tombe à pique !).
Merci pour cette interview. Je vous laisse le mot de la fin...
Merci à toi pour l'ITW, merci à toutes les personnes qu’on a pu croiser sur scène cette année, et à toutes celles qui nous soutiennent.
Gardez un oeil sur nos réseaux sociaux, il y a du nouveau qui s'annonce.
Prenez soin de vous.











