Pour son quatrième album, le gantois sur qui repose Kiss The Anus Of A Black Cat retourne à une musique plus intimiste et dark folk où des sons de banjo, de sitar et d’orgue surgissent. Une poésie sombre et céleste englobe ces morceaux sur lesquels plane, de toute évidence, l’ombre d’un Jim Morrison ou d’un William Blake. Les Paroles minimalistes résonnent comme des incantations évoquant tour à tour l’amour perdu et le regret. Elles laissent aussi leur place au silence comme sur le morceau « Veneration » qui s’ouvre sur un moment de recueillement avant que des sitars ne retentissent.
On y retrouve aussi la contribution d’An Pierlé et Koen Gisen pour les chœurs et les percussions apparaissant sur l'inaugural « Hewers of Wood and Drawers of Water ». Stef Irritant aime s’entourer d’invités de renom pour compléter le line-up provoquant une métamorphose à chaque nouvel album. Edité sur Zeal Records, Celui-ci est plus folk que jamais avec des morceaux tels que « Feathers of the wings of the angel gabriel » pétri de slides guitars et de banjo. Mais aussi résolument épique et crépusculaire comme les transcendants « Harrow » et « Taking the auspices ».

Kiss the Anus of a Black Cat