Le groupe s’autoqualifie de crust screamo : screamo dans l’urgence de leur musique et l’intensité de la voix, crust dans la déferlante de leur rock’n’roll bien gras. Mélangées à cela, les sonorités de clavier présentes sur On The Offensive donnent un savoureux parfum aigre-doux déjà osé par les ricains de The Fall Of Troy mais mis à plat ici en plus hargneux.
Ca joue fort, ça joue vite et les morceaux ne dépassent jamais les 2 minutes 30 et de fait, si cet EP comporte 7 titres le tout est torché en même pas 15 minutes. 15 minutes qui leur suffisent pour alterner morceaux rapides et autres plus profonds, plus screamo. Certainement l’influence d’Antoine, guitariste d’Amanda Woodward.
Quelques blasts plus rapides semblent même empruntés au black metal sur le morceau Kamikaze. Preuve que Death Mercedes n’est pas là pour se cloisonner dans un style particulier mais d’explorer tous leurs fantasmes musicaux. La question peut se poser : Death Mercedes n’existe-t-il que pour évacuer les frustrations que les membres éprouvaient dans leur groupe respectif ? Ou cet EP est-il le début de l’histoire d’un groupe prêt à se faire un nom au même titre que ceux-ci ?
Dans tous les cas, les 15 minutes passent comme du petit lait et les écoutes peuvent facilement s’enchaîner sans risquer l’indigestion avant la troisième ou quatrième lecture consécutive.
PS. Au risque de passer pour un vrai bleu, petite précision : on me souffle dans mon oreillette que les sons que je prenais pour du synthé sur On The Offensive ne sont pas du synthé mais de la guitare.
Bon, écoutez et voyez si vous auriez également commis cette erreur : http://deathmercedes.bandcamp.com/

Amanda woodward
The Fall of Troy