Alors vivement critiqués par la presse européenne lors de la sortie de leur précédent opus qualifié de pure produit américain, les Italiens de Lacuna Coil semblent avoir pris les critiques en compte puisque, dix ans après la sortie de l'excellent Comalies, ils renouent avec un style plus gothique-symphonique qui leur convient beaucoup mieux.
Toujours produit par l'américain Don Gilmore (Linkin Park), Dark Adrenaline retrouve, comme son nom l'indique, le côté plus sombre que le groupe avait notamment à l'époque de Comalies. Même si Lacuna Coil renoue avec ses anciennes amours, ce n'est pas pour autant qu’ils boudent complètement le côté nu metal présent sur Shallow Life, qui plaisait tant à nos collègues outre-atlantique, que l'on peut encore trouver à dose homéopathique sur certains titres de l'album.
Dark Adrenaline est incontestablement plus puissant que son prédécesseur et convient à merveille au couple Critina Scabbia - Andrea Ferro qui retrouve ses dialogues angéliques-diaboliques que connaissaient les premiers albums du groupe.
A noter la reprise de "Losing my religion" qui revisite l'univers de REM dans un style propre aux Italiens. Sans pour autant être fan de cover, on trouve dans le titre une certaine originalité qui laisse entendre que le groupe s'est approprié le tube de REM sans le copier maladroitement. Maintenant on aime ou on n'aime pas, à chacun ses goûts !
Lacuna Coil renoue donc avec un style qui lui convient mieux. Le combo, qui a acquis une grande stabilité (le line-up est inchangé depuis 1998), termine ce sixième album par un hommage de plus de cinq minutes à Peter Steele (chanteur emblématique de Type o Negative) pour, sans doute, faire comprendre qu'ils n'oublient pas leurs premières influences et leurs fans de la première heure!

Lacuna Coil
R.E.M.