Ce Ex Lives a fort heureusement gardé ce délire persistant, comme on peut l’entendre dès le premier morceau, Underwater Bimbos From Outer Space, qu’ils avaient d’ailleurs diffusé quelques mois avant la sortie de cet album. Mais sur Holy Book Of Dilemmas, on se rend compte que pour la première fois ils ne se contentent pas d’être barrés. Non, ici la voix de Keith Buckley révèle une vraie hargne. Un hardcore plus classique et “straight to the point” qui fait certainement office d’exutoire pour le chanteur. Les passages plus “southern rock” caractéristiques du groupe se font pas attendre longtemps et au même moment les guitares laissent apparaître un côté plus travaillé et certaines mélodies un peu dissonnantes.
A la moitié de l’album, il faut se rendre à l’évidence. Cet album a tout pour devenir le nouveau disque de référence du groupe. Il est simplement à l’image de ce qu’ils ont fait avant, mais en plus poussé. Même au niveau de la voix, où sur I Suck (Blood) le chant de Keith Buckley pourrait presque rappeler celui de Dave Mustaine (Megadeth).
On enchaîne avec une intro au banjo vite rejointe par une guitare hystérique pour ce Partying Is Such A Sweet Sorrow qui restera sans doute le plus abouti de l’album. Keith Buckley emprunte au moins 5 timbres de voix différents rien que pour ce morceau. Impossible de parler de cet album sans évoquer Revival Mode qui, chanté presque entièrement en voix claire, est le plus soft de l’album et parvient à ne pas faire tache au milieu du reste. Mieux, aux premières écoutes ce sera même le morceau qui nous reste en tête pendant des heures et qui nous donne envie de remettre l’album.
Si auparavant je conseillais systématiquement Gutter Phenomenon pour débuter avec Every Time I Die, ce Ex Lives pourrait bien rapidement le rejoindre dans la catégorie des incontournables.
Every Time I Die