Ce qui est aussi typique de la scène hardcore, c'est cette fâcheuse tendance à se regarder le nombril et ça on n'y échappera pas avec France Hardcore qui parle de la scène hardcore nationale et de ce qu'elle est devenue, en critiquant évidemment ce qui en découle : "Aux antipodes de ces groupes qui se perdent. Qui passent leur temps à se branler sur leur look de merde" et enchaînent sur Face à Face : "Unité et Respect ? Alors vas-y dis moi ? A part poser ils savent faire quoi ? Attitude contrefaçon made in china ! Ca se déguise comme des ricains. Mais moi je te le dis que ça pue la catin. La muscu, les tatoos n'y font rien".
Danforth tire à vue, n'est pas là pour se faire des copains et assume pleinement ses dires en chantant en français sur plusieurs titres de l'album. C'est d'ailleurs sur ces titres que le groupe se révèle le plus complet et convaincant, comme si on lui avait enlevé la muselière pour qu'il puisse s'exprimer librement en exerçant la grosse culture rap qu'il semble avoir derrière lui.
Certaines lyrics sonnent en effet comme des flow rap et se rapprochent de cette veine fusion qu'exerçaient à merveille des groupes comme Lofofora il y a une quinzaine d'années. Avec une puissance de feu qui ne quitte pas cet album et une exploration de toutes leurs influences, ce qui empêche à ce Crime In Hell de trop se répéter.
Encore une fois, Danforth balance sa sauce sans censure ni cryptage, complètement libre de ses mouvements, de ses paroles et de ses actes. Ils le disent eux-même dans leurs paroles. "On n'est pas formaté, et pour ça Danforth est fiché".
hardcore paris
