A deux, le groupe joue plus lourd que lourd et plus vite que vite. La guitare balance autant de riffs monolithiques que de riffs expéditives à la HIGH ON FIRE qui semblerait-il a guidé les pas des Belges. Parmi les influences, on peut également noter un son proche des années 80, époque bénie pour des groupes comme SODOM ou DESTRUCTION, eux aussi forgerons à leurs heures d'un Métal brûlant. Le côté instrumental de SARDONIS renvoie à PELICAN, les envolées aériennes en moins. Et la lourdeur doomesque dont sont capables les seuls deux protagonistes de groupe, emballeront les amateurs de CATHEDRAL.
A deux, difficile de se trouver ou d'être le maillon faible du groupe. Dès lors, à la batterie, SARDONIS n'en rate pas une non plus pour appuyer son Métal déjà bien en fusion. En tant que forgeron, le batteur va marteler avec précision, force et rapidité. Il ne laisse aucun temps mort à la guitare comme si, par un silence trop long, il y laisserait sa place. A l'exception de Emperor où il autorise une intro en solitaire à la guitare pour mieux cogner ensuite, la batterie en double des six cordes sera autant sur le devant de la scène tout au long.
Une fois façonné, le Métal en fusion doit refroidir. Aftermath Of Battles clôture le disque par une accalmie de courte de durée. Car une fois refroidi, le Métal devient dur et solide presque intemporel. Façonné dans un alliage des plus costauds, à la densité importante, ce II de SARDONIS possède l'éclat du brut mais aussi la minutie et la précision des orfèvres. Son seul défaut, la durée. SARDONIS ne livre que 7 titres pour 37 minutes, enlevant ainsi une impression de grandeur à l'oeuvre.
belgian metal

SardoniS
High on Fire
Sodom

Cathedral