Inévitablement, avec une production aussi clean et puissante on a directement la sensation d'être en présence d'un énorme album. C'est le piège dans le metalcore, des morceaux dignes d'un groupe qui débute pourraient sonner comme des bombes avec une production digne de ce nom. Et le test inverse est vrai aussi. Le test du son pourri. Test qui a été soumis à cet album d'ailleurs. C'est simple : vous diminuez les basses et les aigus, et augmentez les mediums jusqu'à arriver à un son pénible digne des salles sombres les plus mémorables. Après, ça sonne comme une démo, et il suffit alors de choisir entre "bonne démo" et "mauvaise démo".
Dans le cas de cet album, j'ai du mal à trancher. Il commence réellement bien avec Hey Mister, morceau sorti en single, suivi de l'excellent Opening Wounds. Puis tout doucement on s'essoufle un peu. Les compos semblent moins inspirées, comme s'ils s'étaient appliqués à écrire des riffs metalcore parce que c'est ce qu'on leur demande, sans génie ou sans passion. Une flamme légère qui leur a permis d'écrire deux excellents titres puis qui s'est éteinte.
Si la voix criée est dosée juste comme il faut, la voix chantée est vite énervante, avec cette manie insupportable qu'on les chanteurs de traîner les syllabes sur plusieurs secondes. Je ne supporte plus ça depuis le matraquage de Wonderwall d'Oasis en 1995. Ca rend vraiment l'écoute prolongée de cet album assez difficile, sur Leech puis sur Sirens Song particulièrement. C'est en général à ce moment que j'arrête d'écouter ou que je diminue le son.
metalcore melodique rise records

Miss May I