Au début de cet album, sorti d'emblée sur Epitaph, Alex Erian annonce la couleur :
the beat goes on
not trying to reinvent the wheel
we keep it simple
we keep it real
Retour à un style plus classique, comme un hommage à leurs aînés.
On n'est pas vraiment dans la continuité absolue de Despised Icon puisqu'on n'a plus cette typique base death-metal dans le double-pédale et les riffs de guitare. Plutôt curieux d'ailleurs, vu le CV du bassiste et du guitare, tous deux ex-Blind Witness. Nous parlerons plus volontiers de metalcore plutôt que de deathcore. Ils ont manifestement fait le choix de la puissance plutôt que de la technique. Certains riffs peuvent malheureusement sembler répétitifs et entre certains morceaux, seul le tempo change.
Répétitif ou pas, inspiré ou pas, novateur ou pas, le résultat est au rendez-vous. Si comme ils l'avouaient ils ne réinventent pas la roue, ils ont au moins le mérite de savoir s'en servir à coups de breaks ravageurs et du chant agressif d'Alex Erian qui ne laisse presque aucune place à une quelconque voix claire qui aurait pu venir adoucir le pavé. Sauf sur la dernière piste de l'album, pour un refrain mélodique qui n'apporte pas grand chose.
Sans concession, sans contraintes. Les membres se sont simplement rassemblés pour faire ce qu'ils avaient envie de faire et quand des gars mettent toute leur sincérité et leur puissance dans leur musique, on ne peut qu'apprécier et en prendre plein la tronche.
metalcore canada despised icon blind witness
Despised Icon