Une valse pour hardeuse.
Un mouvement hasardeux.
Un chant silencieux.
Une mélodie pernicieuse.
Bien à toi, c'est bon pour toi. Ça te retourne les yeux, te contracte chacun des muscles jusqu'à l'implosion. Ça te contacte le fond du bide en dénouant tes tripes. Des kilomètres d'histoire à dérouler, des paquets de pensées à dégueuler. Ça te tangue les tempes droite-gauche, te dissèque le nerf auditif par pur plaisir. Une science addictive inutile.
Sans savoir d'où ils sortent, Bien à toi se permet déjà une signature familière. C'est qu'ils peuvent être surs de leur coup. J'ai musclé le mien en me gavant de leur quatre-titres qui vogue entre le fond des mines et les éclats du soleil. Quatre litres de sueur noire à éponger en moins de vingt minutes. Quatre types qui aiment la musique, qu'ils disent.
Difficile de donner des étiquettes à un groupe qui les collectionne. Impossible de répertorier les influences d'un groupe qui les multiplie. La somme est toujours différente, c'est pour ça qu'on ne s'en lasse pas. Pour ceux qui aiment néanmoins : post-indie-métal-screamo-punk-core. Un truc du genre ? Sleeping People, The Redneck Manisfesto, Revok, Isis, Pelican ? T'entends ?
Diriger, séduire, convaincre.
Le meilleur avec le titre, c'est le mode d'emploi fournit avec. Suffit de laisser aller ses oreilles à l'implacable de leur musique. A la vibration fantastique qui résonne après chaque note. Entre elles, du silence. Et un rebond, toujours un rebond. En espérant que le prochain nous les amène sur une scène par chez nous. Parce que Bien à toi, c'est le groupe dont on va voir l'agenda des concerts après la première écoute.
Et bien à vous,
Bien A Toi


Isis