La communion musicale de deux maestros contemporains.
D’une part le pianiste et compositeur cubain Omar Sosa (six fois nominé aux Grammy’s) et de l’autre, l’un des maîtres souffleurs actuels, trompettiste et joueur de bugle, Paolo Fresù qui nappe cet album de son jeu des plus élégants voire des plus émouvants en y mêlant à la fois, puissance, intensité, sobriété et délicatesse…
Douceur et maîtrise, force et finesse, précision et fragilité dans les envolées. Alma touche tant par son énergie que par le brio des deux maitres qui tout en habilité posent leurs sons avec justesse, retenue et respect…
Érigé sur la base d’un substrat d’émotions des plus intenses, le vibrant Alma pénétre de part en part…
Plus ambiance que purement jazz, voire jazz de chambre mâtiné d’italo-cubanité, le très vaporeux Alma, charme et envoûte par sa chaleureuse douceur et sa quiétude, constitué de moult paysages sonores nuancés, confectionnés— façonnés— avec le plus grand soin et maestria. Un disque éthéré que l’on qualifierait presque de religieux, tant celui-ci est exquis…
Il est à noter, également, qu’outre la collaboration du tandem Omar Sosa, Paolo Fresù, le disque accueille également en son sein, le violoncelliste, arrangeur et réalisateur brésilien Jaques Morelenbaum sur quatre morceaux.
Rimanere Grande…
Paolo Fresù, Omar Sosa, jazz