A l'écoute de Species At War, on peut s'attendre à un album dévastateur. Il ne faut pas plus de huit minutes pour que ROTTEN SOUND ne laisse un tas de cendres et de débris derrière lui. C''est littéralement sous une pluie d'obus que le batteur massacre ses peaux. ROTTEN SOUND joue vite, très vite donc. Alors que l'on se demande déjà si un tel jeu est encore humain, plus de vitesse semble irrémédiablement impossible.
Avec un son gras et cru pour plomber ce qui reste d'humanité, ROTTEN SOUND ne lâche rien. S'imposant aujourd'hui comme le pitbull du Grind, ce n'est plus ni une machine de guerre, ni une arme de destruction massive que l'on entend. La dévastation a tout simplement trouvé un nom : Sound... de son prénom, Rotten ! Difficile, voire impossible de s'en remettre.

Rotten Sound