Ayant formé Bad Religion en 1979, dix ans après que l'on ait avalé le premier tic tac, les boys passés entre temps maîtres dans le monde du punk reviennent avec un 16ème album nommé True North! Ce qui fait d'eux l'un des groupes punk les plus prolifiques encore en activité!
Dès les premières notes de "True North", la plage éponyme de l'album, qui marque le début des hostilités, on se demande vraiment si Greg Gaffin et sa bande approchent réellement de la cinquantaine.
Le groupe attaque directement, c'est frais, c'est pur, bref Bad Religion nous balance, non sans étonnement, un tic tac de près de 50 balais en plein dans la tronche!
Comme pour tout album punk qui se respecte, True North est composé de morceaux courts, mais efficaces.Il faudra attendre "Hello Cruel World", le septième morceau de l'album, pour que Bad Religion lâche la pédale.
Un titre de 3 min 50 sec qui se rapproche plus du hard rock assez crooner que du punk accrocheur, mais sur lequel les refrains chantés par Greg Gaffin vous font oublier le temps l'espace d'un instant.
Le morceau à peine terminé, les cinquas reprennent leur rythme de croisière, c'est-à-dire le 200 notes par minutes sans forcer, on précise. Retour au punk ricain, celui qui fait un peu penser à la musique adoptée par les skateurs ados, le tout agrémenté de certains soli de guitare signés par Brett Gurewitz.
Au niveau musical, est-ce nécessaire de le souligner, Bad Religion fait plus que maîtriser son sujet. La rythmique assurée par Brooks Wackerman (ex-Suicidal Tendencies), tout en étant binaire et plus que répétitive (bah oui, on parle de punk les amis), est irréprochable. De son côté, Greg Gaffin est à mille lieues de renforcer l'image du chanteur punk ne sachant pas chanter. Rien à redire.
A noter que Bad Religion a fait appel, une fois de plus, à Joe Barresi (Queens Of The Stone Age, The Melvins, Kyuss, Isis,...) pour s'occuper du volet technique de leur album. Autant dire que la production s'avère plus que parfaite.
En gros Bad Religion nous balance un album synonyme de petit retour aux sources pour le groupe sans pour autant, soyons clair, révolutionner quoique ce soit. Une fois de plus, on parle de punk tout de même. Un album qui fait du bien et qui ravira sans doute les fans les plus inconditionnels du groupe made in L.A.

Bad Religion


