Le premier morceau, Ghost 1am, donne le ton d’entrée de jeu : une dynamique quiet/loud, une voix parfois atmosphériquement aigüe, parfois nettement plus agressive et une section rythmique très solide. Pour un trio, on peut dire qu’ils remplissent l’espace sonore à la perfection, aidé en cela par une production précise et dense. Novels n’hésite pas à muscler le jeu, avec des riffs lorgnant parfois vers le hardcore (Beware Landslide) et une voix qui peut parfois faire penser à Dennis Lyxzén. En fait, tout le long de l’album, on chope quelques points de référence, on se dit qu’on a déjà entendu “quelque chose comme ça” mais sans pouvoir trouver exactement quoi. Inspiration, pas plagiat, en somme.
On sent au fur et à mesure que l’album avant que le groupe tente de diminuer le tempo (SOS, Supernova), mais retrouve toujours un refrain ou un breakdown violent. Et effectivement, ils ont caché un morceau acoustique tout à la fin, après un épique Farewell to the Sound qui fait penser à Radiohead, celui des années 90, évidemment. Ailleurs, What’s Funny condense agression et puissance en 90 secondes décoiffantes.
Réelle progression, Mirror Dog est un bon album, un album comme on n’en fait plus vraiment. Mais au delà de la nostalgie pour une époque révolue, Mirror Dog est bon tout simplement parce qu’il est fait de bons morceaux, bien écrits et bien joués. Il n’en faut pas plus.