Difficilement classables, ces Flamands démembrent leurs compositions avant de les rafistoler avec une précision de chirurgiens esthétiques hollywoodiens. La patte est lourde, le geste rapide et le mouvement génial. Durant neufs titres ( + le prélude), la formation découd et recoud à la vitesse de l'éclair. Elle nous envoie baldinguer d'un bout à l'autre sans jamais prévenir. Les changements de rythmes et les changements tout simplement sont aussi imprévisibles que soudains.
THE ROTT CHILDS fait le grand écart entre, puisqu'il faut bien essayer de les comparer à quelque chose, THE BLOOD BROTHERS, DILLINGER ESCAPE PLAN, THE CHINESE STARS et CAPTAIN BEEFHEART.
Vu la rapidité des exécutions, ce deuxième album dure moins de trente minutes. Expédié mais pas bâclé, le disque ajoute de l'eau au moulin de la réputation déjantée et déglinguée du groupe formé en 2009. Alleluia : A Brit Milah in G Melodic Minor est une nouvelle pierre à l'édifice du surréalisme belge.
The Rott Childs

The Dillinger Escape Plan