L'Anglais a été rangé. Par sa présence plus importante, on mesurait bien avec Du Soleil Refroidi, cette envie d'aller au plus profond de la langue de Molière. DEATH MERCEDES affiche cette fois sa langue de prédilection jusqu'au bout.
Musicalement aussi, DEATH MERCEDES s'est centré et ne se disperse plus. Clairement, c'est le style Screamo qui ressort à l'écoute de Sans Eclat. Un Screamo comme on n'en entendait d'ailleurs plus vraiment depuis un moment. Instant magique car le groupe réussit à éviter les travers de la nostalgie ou le réchauffé musicale pour retardataires usés.
DEATH MERCEDES nous avait pourtant laissé des pistes sur son précédent opus. Encore Et Encore que la formation reprend sur Sans Eclat était donc un signe laissé par Du Soleil Refroidi.
Le groupe ne cède jamais à la mélancolie facile bien que l'on ressente cette émotion âpre à l'opposée de la fête. Une colère voire une révolte sous-jacente s'exprime souvent et bien au-delà de la simple affirmation d'une musique percutante et tendue. Trop Tard est une magnifique composition (la plus mélancolique d'ailleurs) qui en une minute quarante-cinq secondes touche autant qu'elle enrage (en lorgnant pour une fois vers un MetalCore dévastateur sur le final de l'album).
C'est avec éclats au contraire que DEATH MERCEDES parvient à démontrer la cohésion de son projet composé de membres de AMANDA WOODWARD, RAVI, L'HOMME PUMA et SICKBAG. La formation française revient avec un album captivant, sans faille et sans temps mort qui s'écoute Encore Et Encore.
Death Mercedes
