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Chronique 11-11-2005 par Erik 2 min de lecture

Mihai Edrisch — Un jour sans lendemain

Pour ce deuxième album des Lyonnais de Mihai Edrisch après L'un sans l'autre sorti en 2003. On est déjà gâtés par un design très classe et épuré, blanc de blanc avec des écritures transparentes brillantes. Pas évident à déchiffrer mais très joli. Un fil conducteur dans cet album, une vie et ses étapes, jugez par les titres :

Naître
Marcher
Vivre
Aimer
Souffrir
Espérer
Oublier
Survivre
Mourir


Le tout entouré d'une intro et d'une outro, et coupé par un interlude. Les paroles semblent hyper poétiques, dommage qu'elles ne soient pas dans la version CD (peut-être dans la version vinyle, j'en sais rien). Poétiques mais très sombres, pessimistes plutôt. Musicalement j'avais apprécié L'un sans l'autre, pas assez pour avoir été mega-fan de ce groupe mais assez pour acheter ce nouvel album. Mais là j'ai été très agréablement surpris, les mélodies ont été hyper travaillées et cela le tout plus intense. Le morceau Naïtre commence un peu chaotique mais après une petite pause acoustique on commence dans les mélodies de guitare à se taper la tête au mur. Le genre de morceau où le guitariste doit changer sa petite corde entre chaque morceau tellement il s'acharne dessus...

Si je dois trouver un bémol à ce disque, c'est que les morceaux ont justement tendance à se ressembler un peu tous... Tous très bons, mais pas assez de particularités entre eux. Dans un sens ça permet d'avoir un bel ensemble, puisque ce disque est plutôt à prendre comme un ensemble, avec un début et une fin, que morceau par morceau. C'est en partie ce qui le rend si intéressant à mes yeux. J'ai toujours adoré les albums à concept quand le concept et bien trouvé et bien ficelé. Une seule chose m'a un peu écorché les oreilles, c'est sur le morceau Espérer... Les instruments se calment pour ne laisser entendre que quelques notes de guitare et des coups de Charleston étouffés, et le chanteur vient poser ses cris là-dessus. Sa voix qui monte et descend à chaque phrase j'aime pas trop, comment expliquer... Un peu comme de l'Obituary version screamo si vous voulez. Quand la musique couvre cela s'entend beaucoup moins et je n'ai plus aucun souci avec la voix. Le morceau Mourir sonne curieusement gai, comme si Mihai Edrisch voulait représenter la mort comme une délivrance, après les morceaux Survivre, Oublier ou Souffrir...

Une entièreté, un concept qui font de ce disque un objet très joli que tout amateur de screamo aura sans doute envie de posséder. Pour les curieux le morceau Marcher est disponible dans la radio !

Encore Mihai Edrisch

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