Pour l'Architecte, KAFKA s'est allié à Marc Bauer et le film du même nom que l'album. L'album nous raconte en musique l'histoire d'un garçon qui visionne Nosferatu de Murnau et a sous l'impulsion de la terreur engendrée, une vision de son futur.
Instrumental et cinématographique donc, la musique du trio emprunte énormément aux dérivations Post-Rock de SIGUR ROS à TORTOISE. Et cette dernière influence s'est largement inspirée de la scène Progressive de PINK FLOYD à KING CRIMSON.
Bien qu'elle s'écoute aussi sans l'image, L'Architecte reste une bande-son qui sur disque se sent un peu dépossédée de moitié. D'ailleurs sans le savoir, la première partie de l'album inspirée de La Petite Marchande d'Allumettes de Jean Renoir ne serait pas spécifiquement identifiée.
Du point de vue instrumental, KAFKA qui avait dévoilé toute sa maturité avec son troisième album, affirme une nouvelle fois un savoir faire émotionnel et créatif. Cadrées, les compositions nous emmènent dans ses moments de tension et rendent concrètes un ressenti dramatique, peut-être policé par le temps mais toujours sincère.
Kafka
Sigur Rós
Tortoise
Pink Floyd