KAFKA ouvre les horizons et pas seulement musicaux. Il se dégage de l’album un sentiment d’espace ouvert et de vagabondage. Côté son, c’est un peu comme si PINK FLOYD s'essayait au Math-Rock. À partir d’instruments rock (guitare, basse, batterie), KAFKA lorgne sur les divagations psychédéliques tout en structurant l’attention par des phrasés répétitifs.
Diverses couches construisent Geografia et devant coller à un univers également visuel, les ambiances s’entremêlent et se succèdent, parfois pas toujours au gré de la découpe du disque. On aurait pu craindre qu’amputée de son spectacle, la bande son soit moins percutante, mais il n’en est rien. Le spectacle s’imagine dans la tête et chacun au fur et à mesure des passages inclut ses propres images. Les plages instrumentales permettent à l’auditeur de laisser errer son imaginaire.
Créatif et somptueux, le troisième album de KAFKA semble être celui de la maturité. Visiblement (et auditivement) le groupe s’est grandi avec cette collaboration en dépassant des acquis qui auraient pu l’enfermer dans un carcan rigide et figé.
Kafka
Pink Floyd