Entre blues, rock et stoner, ce trio, qui s'est formé en 2001 à la suite d'une jam session en hommage à Jimi Hendrix, nous pond donc un album marqué au fer rouge par les influences "hendrixiennes" que partagent les trois musiciens. Mais si Kamchatka ne cache pas son amour immodéré pour le gaucher magnifique, le groupe suédois entretient également une longue histoire d'amour avec les Américains de Clutch.
En plus d'avoir un son qui, par moment, se rapproche de celui développé par le groupe originaire du Maryland, Kamchatka doit deux de ses plus belles tournées aux boys de Clutch. Tout commence en 2007 lorsque les Suédois ouvrent quelques dates pour Clutch dans leur Suède natale. Le feeling passe tellement bien que les Américains les embarquent pour 21 dates aux States avant de les laisser repartir fignoler leur troisième opus, Volume III, sur lequel on retrouve la patte de Per Wiberg, ex-Opeth et du batteur de Clutch, Jean-Paul Gaster.
En 2009, Clutch, alors en tournée européenne, refait appel aux trois Suédois pour ouvrir leurs 23 concerts sur le sol de la vieille Europe. Bref, rien d'étonnant à ce que le son développé par Kamchatka, pourtant très particulier, fasse référence à celui de la cylindrée américaine.
Entre technique, volupté et un brin de puissance toute calculée, Kamchatka accouche ici d'un album réellement complet. Que ce soit sur "Pressure", un morceau au groove et au tempo très bluesy, sur "Somedays" dont l'intro aurait pu être composée par Jimi himself ou encore sur "Broken Man", ballade magnifique et dépressive, Kamchatka impressionne constamment!
Tout au long des dix titres de l'album, le groove des ces trois extraterrestres nordiques nous berce sans que l'on puisse voir passer le temps qui, lui, ne s'arrête malheureusement pas. A noter que l'on retrouve encore Per Wiberg sur ce disque puisque l'ancien claviériste d'Opeth y prend en charge la basse et quelques parties vocales.
Une fois le dégoût provoqué par la pochette dépassé, ce qui vous attend ici n'est autre qu'un moment musical de haute volée, tout simplement! Comme quoi les apparences sont trompeuses, même en musique!

Kamchatka
Clutch